Lacet en cuir plat, rond ou tressé : quelles différences ?

Lacet en cuir plat, rond ou tressé : quelles différences ?

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couture - Promotion standard

Sur l’établi, un lacet en cuir ne se choisit jamais seulement pour sa couleur. Sa section, sa largeur et la façon dont la peau a été tannée décident de la manière dont il passe dans un œillet, tient un nœud ou vieillit sur un sac porté tous les jours. Avant de commander un mètre ou une bobine, mieux vaut savoir ce qui distingue chaque famille.

Le lacet rond, le plus polyvalent

Découpé dans une bande de cuir puis roulé et poli, le lacet rond se reconnaît à sa section régulière. Il coulisse sans accrocher dans les œillets comme dans les perles, ce qui en fait l’outil de base des créateurs de bijoux : un diamètre de 1 à 2 mm suffit pour un collier ou un bracelet à nœuds coulissants. À partir de 3 ou 4 mm, il sert de cordon de serrage pour une bourse, un sac seau ou une paire de bottines. Pour comparer diamètres, teintes et conditionnements, du mètre à la bobine de 25 m, la gamme de lacets en cuir Decocuir donne une idée assez complète de ce que l’on trouve aujourd’hui.

Le lacet plat, pilier de la maroquinerie

Le lacet plat est taillé dans une peau d’épaisseur constante, en bandes de 2 à 10 mm de large. Posé à plat, il couvre davantage de surface et répartit la pression sur les bords qu’il assemble. On le retrouve dans les coutures lacées des étuis, des pochettes ou des mocassins, passé dans des trous percés à la griffe. Une largeur de 3 mm convient à la plupart des assemblages de petite maroquinerie. Il a pourtant un défaut : il vrille facilement et demande à être guidé à chaque passage pour rester bien à plat.

Tressé, carré ou régaliz, des formats plus typés

Le lacet tressé réunit plusieurs brins fins. Il gagne en résistance à la traction et son relief retient mieux les nœuds, d’où sa présence sur les bracelets, les porte-clés ou les poignées décoratives. Le carré, aux arêtes vives, accroche davantage dans les œillets et garde un serrage net sur des chaussures montantes. Le régaliz se distingue par sa section épaisse et bombée, d’environ 10 mm de large. On le réserve aux bracelets montés avec des fermoirs et des passants prévus pour lui.

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Le cuir et le tannage comptent autant que la forme

À forme égale, deux lacets peuvent se comporter très différemment. Un cuir tanné au chrome reste souple, supporte mieux l’humidité et se décline dans une large palette de couleurs. Le tannage végétal, nettement plus long à obtenir, donne un lacet plus ferme, qui se patine avec le temps et accepte bien la teinture. Le kangourou, plus rare, est réputé pour sa résistance à épaisseur égale, ce qui explique sa place chez les tresseurs. Les lacets en croûte velours, doux au toucher, conviennent aux bijoux mais supportent mal les frottements répétés.

Deux mesures à prendre avant l’achat

Mesurez d’abord le diamètre des œillets ou des trous de laçage. Avec un millimètre de trop, le lacet force et marque le cuir. Avec un millimètre de moins, le laçage flotte. Prévoyez ensuite large sur la longueur. Un point de surjet simple consomme environ trois fois et demie la longueur du bord à assembler, et un point double près de sept fois. Un lacet trop court en fin de couture oblige à faire un raccord, toujours visible.

Rond pour les bijoux et le serrage, plat pour l’assemblage, tressé ou régaliz pour le style : une fois la forme fixée, c’est le cuir qui décidera de la tenue du lacet au fil des années.

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